Chronologie sommaire
Formation de l'artiste
Les oeuvres de Jeunesse
Jean Boucher, un sculpteur dans l'histoire
Jean Boucher et la Grande Guerre
Lendemains de 14-18 : les monuments aux morts
Jean Boucher, enseignant
Les oeuvres de jeunesse

Les premières créations de Jean Boucher répondent aux critères académiques imposés, s'inspirant de la statuaire grecque où nus et drapés dominent son travail. Jean Boucher se familiarise aussi, avec le gothique en restaurant les sculptures des trois arcades du grand porche de la cathédrale de Dol-de-Bretagne.
Après avoir obtenu le premier second grand Prix de Rome en 1898, Jean Boucher quitte l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts. Il expose aux Salons et dans les différents concours où il présente des oeuvres, empreintes de romantisme et de mélancolie.
Un soir, Eté, Devant la mer et Antique et Moderne illustrent parfaitement cette période.

Un soir

Non récompensé lors de sa première apparition au Salon des Artistes français en 1896, Jean Boucher reçoit la deuxième médaille en 1899 avec le groupe en marbre intitulé Un soir, puis se voit récompensé en 1900, avec la première médaille pour Eté.

Le groupe sculpté Un soir repose sur une base en marbre blanc de Carrare, d'une hauteur de 0.50 m. Jean Boucher a représenté un jeune couple assis sur un banc, torses dénudés et le reste du corps caché par un linge.
Le plâtre de ce groupe a été exposé au Salon des Artistes français en 1896 et l'Etat se porte acquéreur du marbre, en 1899, mis en dépôt dans la ville de Montauban, par arrêté du 4 octobre 1901.


Eté

Ce plâtre représente une scène de famille une femme assise sur un banc tenant sur ses genoux une fillette et à leurs côtés un homme regarde par la fenêtre son livre fermé et posé à côté de lui.

Jean Boucher a figé dans cette scène romantique, un instant que l'on pourrait définir en fin de journée. La composition et le traitement des attitudes renvoient à son oeuvre intitulée Un soir, 1899.

En 1900 au Salon des Artistes français il obtient la médaille de la première classe avec ce groupe. Sur la terrasse on peut y lire: "Fin d'été n°1859/ HC pour hors concours.
Aujourd'hui on ne sait où cette oeuvre est conservée et si elle existe toujours.


Devant la mer

Groupe en marbre représentant un jeune couple, debout nus, l'un contre l'autre. La jeune femme repose sa tête sur l'épaule droite du jeune homme, tous deux regardent vers l'horizon. Cette attitude romantique se retrouve dans l'œuvre intitulé Un Soir, réalisée en 1899, où deux jeunes gens sont assis sur un banc, scrutant le ciel. Le cliché présente une étape du modelage en atelier.

En arrière plan en bas à droite du cliché on voit une réduction en plâtre de l'œuvre Devant la mer.
Exposé au musée du Petit Palais jusqu'en mai 1934, le groupe fut placé au jardin des Tuileries l'année suivante.



Le marbre Antique et moderne

Le marbre Antique et moderne a permis à Jean Boucher d'obtenir le Prix National, Il se voit offrir une bourse de voyage. Il quitte Paris le 1er septembre 1901 et visite plusieurs musées et pays : Belgique, Allemagne, Angleterre, Espagne et Italie où il doit séjourner une année entière.
Jean Boucher a représenté dans ce groupe deux personnages, personnifiant selon lui l'antiquité et la modernité.
Un philosophe évoque l'âme antique, assis dans un fauteuil creusé dans la pierre, tandis que la modernité est représentée par une jeune femme assise à même le sol et pensive.

Jean Boucher montre, ici, sa maîtrise des drapés et des volumes, de la musculature du corps. Il pousse le détail dans les quelques éléments de décors du fauteuil et surtout dans le traitement de la barbe et des cheveux du philosophe. Dans ses carnets de dessin on a pu retrouver une photographie d'une tête d'homme Etrusque, dont le traitement des cheveux rappelle celui du philosophe.
Cette œuvre est conservée au musée des Beaux-Arts de Nantes depuis le 25 juillet 1903.
Le plâtre exposé en 1899 au Salon des Artistes français est donné par l'artiste et conservé au musée Joseph Denais de Beaufort-en-Vallée en 1905.

La sculpture étant un art onéreux, les commandes privées ou publiques pouvaient à elles seules lui permettre de vivre de son art. C'est pourquoi il est obligé de mettre fin à son séjour en Italie pour revenir et réaliser le monument dédié à Ernest Renan, qui lui apportera la célébrité, en 1903.



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